Que signifie « parler en langues » ?

Un miracle remarquable eut lieu à Jérusalem, lors de la Pentecôte, en l'an 31 de notre ère. D'après Actes 2:4, les apôtres furent remplis du Saint-Esprit et « se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ». Que se passa-t-il, au juste ? Le mot grec utilisé dans l’original pour langues est glossa. Tel qu'il est utilisé dans ce passage, ce mot s'applique au « don surnaturel de s'exprimer dans une autre langue qu'on n'a pas apprise » (Vine’s Expository Dictionary of Old and New Testament Words [Dictionnaire complet des mots de l'Ancien et du Nouveau Testaments, de Vine, 1997, rubrique « langues »]).

« L'incident décrit dans Actes 2:4-13 est décrit selon l'optique des auditeurs; pour ceux dans la langue desquels ces déclarations furent faites, il s'agissait apparemment d'un phénomène surnaturel » (ibid.). Le verset 8 prouve l'ampleur d'un tel miracle : « Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ? »

Lors de ce miracle, ce jour-là, toutes les personnes présentes – aussi bien les Parthes que les Mèdes, les Elamites, ceux qui habitaient la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l’Egypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui étaient venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes – entendirent les apôtres parler dans leurs propres langues des « merveilles de Dieu », peu importe la langue parlée par les apôtres.

Bien des années après que cet événement ait eu lieu à Jérusalem, plusieurs des membres de l'Église de Corinthe reçurent le don de parler en langues (connues). Or, plutôt que de se servir de ce don pour l'édification commune, elles s'enorgueillirent d'un tel don. L'apôtre Paul traita de ce problème dans 1 Corinthiens 14. Au verset 9, il leur rappela : « De même vous, si par la langue [grec = glossa : terme décrivant ici simplement l'organe de la voix] vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? »

Un peu plus loin, aux versets 27 et 28, Paul donne la directive suivante : « En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ; s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Eglise ». Il importe donc que ce qui se dit à l'Église soit instructif pour l'auditoire. Pour illustrer ce point, des Anglais ne tireront rien d'un sermon en français à moins qu'ils ne connaissent le français ou qu'il n'y ait un interprète présent.

Nos membres ne parlent pas à l'Église des « langues » inconnues, ou que personne ne comprend ou dont personne ne puisse bénéficier. En revanche, plusieurs – dans l'Église de Dieu, Association Mondiale – parlent d'autres langues, comme le français et l'espagnol, et nous avons aussi des traducteurs.

Le don du « parler en langues » (intelligibles, connues) n'est pas un critère prouvant qu'on a le Saint-Esprit. Il y a aussi d'autres dons spirituels comme « une parole de sagesse » ou « une parole de connaissance » (1 Corinthiens 12:8), qui, eux, sont bien plus révélateurs de la présence, en quelqu'un, du Saint-Esprit. De plus, le « fruit » de l'Esprit de Dieu se traduit par les qualités que sont « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5:22-23).

Si vous avez d'autres questions qui ne sont pas traitées dans le cadre de notre rubrique Questions et réponses bibliques, n'hésitez pas à nous les envoyer à info@eddam.org. Nos ministres chargés de la correspondance se feront un plaisir d'y répondre de leur mieux.

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