Quelle est l'origine du dimanche de Pâques ?

Pâques est l'une des fêtes religieuses les plus observées chez les chrétiens du monde entier. Faut-il s'inquiéter de son origine ?

On se demande, depuis des siècles, quel est le rapport entre les lapins et les œufs colorés de cette fête, et la résurrection de Jésus-Christ. À vrai dire, le dimanche de Pâques – ou « les Pâques » [pluriel] – puise son origine dans le paganisme et le polythéisme.

Selon William Vine, « le terme “ Pâques ” [Easter  en anglais] n'a pas une origine chrétienne. C'est une variation du mot Astarté, l'un des titres de la  « reine du ciel », divinité chaldéenne [babylonienne]. La fête de Pasch [de la Pâque, duquel est tiré, à tort, le mot Pâques] observée par les chrétiens après la période apostolique était un reliquat de la fête juive... La fête païenne d'Astarté [ou « des Pâques »] se distinguait nettement de cette Pasch  [prononcer pask] ; celle-ci fut adoptée par la religion apostate occidentale, dans l'espoir d'intégrer les fêtes païennes dans le christianisme » (Vine's Complete Expository Dictionary of Old and New Testament Words [Dictionnaire complet des mots de l'Ancien et du Nouveau Testament de Vine], 1997, rubrique Easter [Pâques]).

D'après une autre source, « la plupart des érudits reconnaissent que le mot Easter (anglais pour Pâques) dérive du mot scandinave Ostara et des mots teutons Ostern ou Eostre. À l'origine, l'Europe païenne célébrait ce qu'on appelle maintenant Easter [Pâques] à l'équinoxe vernal [du printemps]. Ladite célébration avait lieu en l'honneur de la déesse de la fertilité. Il est clair qu'une grande partie des traditions de Pâques, comme celles des œufs et les lapins, n'a strictement rien à voir avec la fête chrétienne, mais qu'elles faisaient partie intégrante de la célébration païenne...

« Les anciens Romains célébraient de nombreuses fêtes au printemps. Ce qui est particulièrement intéressant, vu que cela est lié à la célébration moderne des festivités [du dimanche] de Pâques, c'est que cela faisait partie d'une fête de neuf jours en l'honneur de Mars, dieu de la guerre... Le jour qu'on célèbre à présent comme le Vendredi Saint puise son origine dans les rituels accomplis par les Romains le dernier jour de cette fête. Les Romains l'appelaient le Jour du sang... Ceux qui adoraient la déesse Cybèle se flagellaient rituellement ce jour-là. Plusieurs sectes chrétiennes observent encore cette pratique de flagellation individuelle le Vendredi Saint » (http://www.historyofholidays.com/history_of_easter.html ; c'est nous qui traduisons).

Reportons-nous à une troisième source : « Évidemment, les lapins sont un symbole évocateur de fertilité, du fait de leur taux prodigieux de reproduction. Les œufs, eux aussi, ont toujours symbolisé la vie nouvelle, la fertilité et la réincarnation. Les œufs colorés qui, pensait-on, évoquent la lumière brillante du soleil et les couleurs chatoyantes des fleurs printanières, sont utilisés dans divers rites depuis l'époque des anciens Égyptiens et Babyloniens...

« Les fêtes païennes liées le plus souvent aux pratiques chrétiennes modernes dérivent de cultures méditerranéennes. Les Phrygiens célébraient une fête printanière en l'honneur de Cybèle, déesse de la fertilité. Cybèle avait un époux nommé Attis, né d'une vierge, qui était mort et était ressuscité au bout de trois jours – évènement qu'on célébrait parfois à l'équinoxe du printemps. Les adorateurs d'Attis se lamentaient de la mort de ce dieu le Vendredi Saint, et célébraient sa résurrection le dimanche suivant.

« Attis n'était autre que la dernière manifestation de mythes antérieurs d'une résurrection comme celle d'Osiris, d'Orphée, de Tammuz  ou de Dionysos qui, disait-on, étaient aussi nés d'une vierge et étaient aussi ressuscités trois jours après leurs morts. Dans les régions où les croyances chrétiennes se répandirent par la suite, ces contes connus furent greffés à l'histoire de Jésus-Christ, et continuent d'être racontés de nos jours » (http://www.suite101.com/content/the-pagan-origins-of-easter-a100117#ixzz1Ed07burf ; la traduction est la nôtre).

Plusieurs centaines de sites révèlent l'origine de Pâques

Que faire de ces connaissances quand on est chrétien ? D'après la Bible, Dieu ne veut pas que Son peuple se livre à des coutumes païennes.

Quand l'ancien Israël prit possession de la Terre promise, Dieu le mit en garde de ne pas s'enquérir des coutumes et des habitudes des anciens habitants du pays. Il déclara : « Garde-toi de te laisser prendre au piège en les imitant, après qu’elles auront été détruites devant toi. Garde-toi de t’informer de leurs dieux et de dire : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? Moi aussi, je veux faire de même.  Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Eternel, ton Dieu ; car elles servaient leurs dieux en faisant toutes les abominations qui sont odieuses à l’Eternel, et même elles brûlaient au feu leurs fils et leurs filles en l’honneur de leurs dieux. Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien » (Deutéronome 12:30-32).

Ultérieurement, Christ dit aux pharisiens : « Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes » (Marc 7:6-8).

Par conséquent, les disciples de Christ doivent renoncer à tout ce qui a des origines païennes – peu importe l'intention ou la popularité des traditions en question.

Il importe en outre de prendre note du fait que la Bible ne nous dit nulle part de célébrer la résurrection du Christ. Par contre, Dieu nous ordonne de célébrer la Pâque [et non les Pâques, ou le dimanche de Pâques] une fois par an, en l'honneur de la mort de notre Sauveur. Les chrétiens d'aujourd'hui ne doivent pas participer aux festivités de Pâques, mais doivent plutôt célébrer la Pâque [singulier] du Nouveau Testament, qui commémore le sacrifice de Jésus-Christ pour le pardon de nos péchés.

Une fois par an, le 14ème jour du 1er mois du calendrier hébreu (Lévitique 23:4-5), avec un profond recueillement, nous devons célébrer la Pâque de l'Éternel. Lors de cette soirée spéciale, l'apôtre Paul dit aux membres de l'Église de partager le pain, symbole du corps du Christ battu pour nous, et de boire le vin, symbole de la Nouvelle Alliance en Son sang   (1 Corinthiens 11:23-29).

Quant à la résurrection de notre Seigneur, elle eut lieu exactement trois jours et trois nuits après Sa mise au tombeau (Matthieu 12:39-40 ; Luc 24:46-47). Christ fut crucifié un mercredi après-midi, fut enseveli peu avant le coucher du soleil ce jour-là, peu avant le jeudi qui était un jour saint (un sabbat annuel). Il ressuscita trois jours et trois nuits plus tard, le samedi en fin d'après-midi (vers la fin du sabbat ordinaire cette semaine-là), peu avant le coucher du soleil. Il importe également de noter que le premier jour de la semaine (le dimanche), quand Marie de Magdala se rendit au tombeau, il faisait encore noir. Le Christ était déjà ressuscité, bien avant le lever du soleil (Jean 20:1-2).

Par conséquent, la version d'une résurrection du Christ le matin d'un « dimanche de Pâques » (et les lapins et les œufs pascaux) sont un mythe polythéiste. Au lieu d'observer Pâques et les coutumes qui lui sont associés, les chrétiens doivent observer les fêtes – ou jours saints – de Dieu révélés dans la Bible.

Voir aussi : Jésus mourut-Il le vendredi saint et ressuscita-t-Il le dimanche de Pâques ?

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